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Les Touaregues du Niger

Aider son prochain est bien mais le connaître c’est encore mieux. C’est dans cette perspective que ENMIGRAW Niger se propose de donner un bref aperçu sur les Touaregues.



Les Touaregues sont constitués des populations berbères nomades, ayant émigré du nord vers le sud. Organisés en tribus islamisés ils vivent au Niger au Mali, en Algérie, en Libye et au Burkina Faso. Leur langue est le Tamajaq ou Tamasheq ou encore Tamahaq selon les régions. Ils utilisent un alphabet appelé Tifinagh ou tifinar.

L’origine du mot Touaregue est encore inconnue. Certains pensent qu’il provient d’un mot arabe qui signifie "abandonné", d’autres pensent qu’il dérive du nom d’une région libyenne appelé encore Targa (rigole ou rivière). Les Touaregues préfèrent d’ailleurs se designer eux même par Imajaghan ou Imouhagh (noble et libre) ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq).

Histoire

Les Touaregues habitent les régions désertiques de l'Afrique du Nord depuis plusieurs millénaires,  ils seraient les descendant des paléo berbères de la préhistoire. Les sites d'art rupestres comportant des écritures Touaregues, attestent de la présence de ce peuple dans la région il y a longtemps. L’histoire exacte des touaregues est jusqu'à là mal connue par le monde entier. L’absence des documents écris et le système de vie très libéral refusant la tutelle ou toute forme d’autorité. Malgré cet état de fait la société touarègue est très hiérarchisée.



On peut rapidement classer les individus dans les catégories suivantes :

Imajaghan : tribus nobles 
Imrad : tribus vassale
Ineslemen : tribus maraboutique (au singulier ineslem signifie "musulman")
Inaden : forgerons noirs
Irawellan : anciens captifs touaregues
Iklan : esclaves noirs (au singulier akli signifie « noir »)
Bellas : esclaves libérés de langue Songhaï
Bouzous : esclaves libérés de langue haoussa

De quoi vivaient et vivent ils ?

Ils vivent de l’élevage contemplatif des petits et gros ruminants. Ils pratiquent également l’Azalai ou la caravane du sel, ici la règle du commerce est le troc des produits de l’élevage (fromages, peaux, beurre…). Et aussi c’est sans compter avec les sécheresses et l’évolution du monde et de leur espace, ils se retrouvent avec un nombre réduit de ruminants et certains reconvertis en maraîchers et autres saisonniers.

Combien sont-ils ?

D’une manière générale et en croire aux différents recensements ils sont estimés a cinq millions repartis tel que indiqué plus haut. La majeure partie de cette population vie au Niger et au Mali.
 
Oû vivent-ils ?

Les touaregues vivent dans l’espace le plus rigoureux de l’Afrique subsaharienne avec une pluviométrie très faible, leur permettant a peine de satisfaire leur besoins les plus vitaux. En outre il convient de souligner l absence de toute infrastructure urbaine ou même villageoise.

Elément sociologique et culturel

La société touaregue est très imbue des valeurs de bienséance et dont le principe essentiel est l’Ashaq. Celui-ci peut être diversement apprécié, et de celui-ci découlent plusieurs principes moraux sans avoir la prétention de donner un cours de sociologie nous nous limiterons à donner quelques repères culturels des touaregues de l’Aïr.

Rappels des faits marquants de l’histoire des communautés Touaregues

Trois événements ont fortement marqué la vie des Touaregs du Nord Niger :
 
 
La situation de vulnérabilité que vivent les éleveurs de nos jours est la conséquence de la conjugaison de ces trois évènements. La plupart de ceux qui ont perdu leur troupeau n’ont jamais pu le reconstituer. C’est certainement ce qui justifie la reconversion de certains éleveurs dans des activités telles que l’agriculture, la vente du bois et du charbon, le commerce. Mais ils ne maîtrisent pas encore ces activités d’en tirer le minimum nécessaire à leur survie.

Conclusion

C’est le lieu ici de se poser la question de savoir que leur reste- t-il de leur glorieux passe des maîtres incontestés du dessert et du Sahara ?
En effet rattrapés et dépassés par les événements le plus grand nombre de ces derniers vivent en deçà du seuil de la pauvreté, ils vivent dans un milieu de plus en plus hostile. La précarité de l’écosystème et leur quasi inexistence dans la vie sociopolitique et économique sont leur lot quotidien et survivre est devenu un combat de tous les jours.